Rechercher

Octopus.... Alien des mers

Mis à jour : 19 oct. 2020

Les Céphalopodes, Pieuvres *Octopus ; sont des êtres étranges et surprenants. Cette classe d'animaux, que l'on range dans le phylum des Mollusques, ont développé des capacités d'apprentissage et de mémorisation si puissante que certains ont même pu parler de formes inédites d'intelligence.


9 cerveaux, 3 cœurs, 8 bras, des yeux gigantesques et une intelligence hors norme, voici des êtres que l’on penserait venu d’un monde imaginaire. Avec des couleurs changeant plus vite que l’œil ne peut le percevoir, ces animaux (pieuvres, calmars, seiches...) ont su se faire une place de choix dans la culture populaire et scientifique. C’est grâce à ces êtres que nous avons pu élucider le fonctionnement de notre propre cerveau malgré les millions d’années qui nous séparent, et la recherche commence tout juste à s’intéresser au potentiel d’un corps mou et pour autant constamment en mouvement.


Le poulpe, céphalopode surtout présent en Méditerranée, a abondé certaines années dans la Manche, souvent après des hivers doux, pour disparaître la saison suivante.

Chaque région possède au moins une espèce de pieuvre, parfois plusieurs. Il est donc normal qu'Octopus vulgaris, comme ses cousins du monde entier, se retrouvent dans les représentations artistiques, dans les récits et dans les légendes de toute la planète.

Dans le mythe hawaïen de la création, les univers sont construits successivement, sur les ruines de l'univers précédent. Le poulpe serait le seul survivant du monde qui a précédé le nôtre.

Tous les pays des rivages de la Méditerranée ont utilisé les pieuvres dans leurs représentations artistiques, on en trouve dans des grottes de Minos datant de l'âge du Bronze. Elles sont nombreuses sur les vases, les amphores et les fresques des époques grecques et romaines. La pieuvre, un symbole de régénération et de transcendance, elle symbolise aussi la régénération, car lorsqu'un de ses tentacules est coupé, ce membre peut repousser.


Autrefois, le kraken, animal mythologique, effrayait les marins. Odorat, toucher, vision… Avec ses 300 millions de neurones, le cerveau du poulpe fait des prodiges. De l’œuf à l’âge adulte, cet alien marin emmagasine les connaissances et posséderait une forme de proto-conscience.


Alors qu'ils ne voient qu'en noir et blanc, les poulpe sont des as du camouflage. Leur cerveau commande des millions de cellules cutanées (les chromatophores) qui se dilatent pour faire apparaître différentes couleurs ou se contractent pour ne montrer que le dessous de la peau, blanc. « ils passent du blanc au noir en une fraction de seconde. Cela prend plusieurs minutes à un caméléon ! « L'animal déploie des motifs dont certains ont pu être générés en stimulant des zones précises du cerveau. Dans la nature, leurs combinaisons sont infinies.

Cette proto-conscience est le premier stade avant la conscience humaine. Chez l'homme, l'une des preuves de cet état est le fait que le cerveau, stimulé, traite des informations de façon consciente et parfois non-consciente. Or, « lorsqu'un poulpe visionne un film contenant des images subliminales de crabes, sa peau change de couleur sans que cela n'active son comportement de prédateur ». Si le poulpe dispose des structures nerveuses qui produisent la conscience, décrypter ce mécanisme permettrait d'expliquer comment et pourquoi celle-ci s'est élaborée différemment chez les vertébrés et les invertébrés il y a 600 millions d'années. Et un jour, peut-être, de créer une « Conscience » synthétique ou des robots aussi doués que ces céphalopodes.



3 vues

Posts récents

Voir tout