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Le récif Corallien

Mis à jour : 19 oct. 2020

C'est sur la côte est de l’Australie, tout le long du Queensland, que se trouve la plus grande barrière de corail au monde, une fabuleuse étendue de sable blanc, d’eau limpide, d’îlots verdoyants et de récifs où évoluent poissons colorés, tortues de mer, dauphins et baleines.

Grande Barrière de Corail : 2 600 km d’îles, d’îlots et de récifs.


Pour tenter de prendre la mesure de la Grande Barrière de Corail, ou « Great Barrier Reef » en anglais, une série de chiffres, impressionnants. La Grande Barrière prend naissance dans le voisinage de Fraser Island, 200 km au nord de Brisbane, et achève sa course 2600 km plus loin au nord dans le détroit de Torres, entre l’Australie et la Papouasie-Nouvelle Guinée.

Dans l’intervalle, les 3 000 récifs, les 900 îles et îlots qui la composent s’éparpillent sur près de 350 000 km² : c’est là le seul organisme vivant à être visible depuis les profondeurs glacées de l’espace. En son sein, la Grande Barrière accueille plus de 400 espèces de coraux, 1500 espèces de poissons tropicaux, 200 espèces d’oiseaux, et plusieurs espèces de dauphins, tortues, raies, baleines et serpents de mer.


Un somptueux panel de biodiversité qui est un bonheur visuel. Mais, avec la hausse continue des températures, les coraux sont passés d'une qualité mauvaise à très mauvaise.


La Great Barrier Reef Marine Park Authority publie tous les 5 ans un rapport sur l'état de la Barrière de Corail australienne. Et cette année, encore plus que les précédentes, l'état du fameux écosystème n'a pas cessé d'empirer, notamment à cause du changement climatique.


Le docteur David Wachemfeld, chef scientifique du parc, énonce les 4 causes majeures de cette dégradation : le changement climatique, les ruissellements depuis les terres, le développement de la côte et certaines formes de pêches, notamment illégales. Le développement certain et surtout rapide du changement climatique a causé notamment des vagues de chaleurs marines ainsi que des cyclones (plus nombreux que par le passé).

Depuis le dernier rapport quinquennal, la situation s'est empirée pour le récif corallien. En 2016 et en 2017, les coraux ont subi de graves phénomènes de blanchiment dus à l'augmentation des températures océaniques. Le changement climatique est la première cause de ce blanchiment, car il vient notamment altérer l'abondance des coraux ainsi que les espèces qui viennent composer l'environnement corallien. Suite à ces deux blanchiments consécutifs, les scientifiques ont déclaré la mort de plus de 100 coraux, tout comme 30% des coraux d'eaux profondes.


L'impact terrestre est principalement dû aux ruissellements agricoles, qui ont favorisé l'implantation de l'ancanthaster pourpre, une étoile de mer qui dévore les coraux et dont la présence augmente corrélativement avec la pollution. Bien évidemment, le blanchiment du corail n'est pas la seule conséquence du dérèglement climatique. Car s'il pose problème, c'est parce que le blanchiment du corail vient entraver la restauration symbiotique. La restauration symbiotique, c'est la relation entre le corail et une algue qu'il contient, algue qui est censée se renouveler.


Or, l'algue ne se renouvelle plus à cause de l'augmentation des températures. Un non-renouvellement qui mène indéniablement à la mort du corail.



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