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Dans l’abime du textile

Mis à jour : 19 oct. 2020

Chaque année, c'est plus de 100 milliards de vêtements et accessoires qui sont vendus à travers le monde : une consommation qui a doublé en seulement 15 ans et qui illustre le nouveau phénomène de la « mode jetable ».

Cette addiction à la mode et à l'achat compulsif de vêtements se traduit par de lourdes conséquences environnementales et sociales.


Nouvelles collections saisonnières, prix de plus en plus bas, soldes et promotions, qualité moindre... Les périodes de soldes sont annoncées comme des événements nationaux, et acheter des fringues est devenu un geste simple, aisé, anodin et pourtant à l'impact lourd.


Entre l'utilisation de substances chimiques et/ou nocives pour la production et la fabrication des fibres, le gaspillage des ressources provoqué par la surconsommation de vêtements, et la pollution générée par les kilomètres parcourus par un vêtement avant d'arriver en boutique, la mode est clairement l'une des industries les plus polluantes au monde.


Ainsi, l'industrie de la mode produit 20 % des eaux usées mondiales et 10 % des émissions mondiales de carbone, soit plus que l'ensemble des émissions provenant des vols internationaux et de la navigation maritime.


Une fois dans nos placards, l'entretien de nos vêtements, spécifiquement des fibres synthétiques, est à l'origine de 500 000 tonnes de plastiques largués dans l'océan par an, soit l'équivalent de 50 milliards de bouteilles en plastique...


Ces consommations représentent le 4e poste de consommation dans l'UE après l'alimentation, le logement et les transports. C'est aussi la deuxième source de pression sur l'utilisation des terres (après la nourriture), ainsi qu'une quantité considérable de pollution chimique et hydrique, ainsi que divers impacts sociaux négatifs.


Or, moins de 1% de nos textiles sont recyclés et chaque seconde l’équivalent d’un camion-poubelle de textile est enfoui ou brûlé... Si rien ne change, le secteur de la mode utilisera un quart du budget carbone mondial d’ici 2050 alerte le Programme des Nations Unies pour l'Environnement.

Parce que chaque citoyen peut contribuer, à son échelle, au développement d'une mode plus durable, Army of Nature lance sa campagne afin de sensibiliser tous les acteurs aux impacts de notre surconsommation de textiles, tout en donnant des pistes pour la réduire.


Réparer ses vêtements plutôt que de les jeter, acheter de l'occasion plutôt que du neuf, recycler ce qui ne peut plus se porter et surtout éviter l'achat compulsif et irréfléchi... Les solutions ne manquent pas pour enrayer ce gâchis et les pollutions induites.


Suivez-nous sur Army of Nature pour d'autres alternatives concrètes ⚡



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